Chirurgie esthétique du sein
Correction chirurgicale de la ptose mammaire (affaissement et relâchement des seins) par mastopexie, à Paris.
Sommaire
- Qui est concerné par un lifting mammaire ?
- Comment se déroule l’intervention ?
- Quelles cicatrices après un lifting mammaire ?
- Quel type d’anesthésie, et pendant combien de temps ?
- Faut-il être hospitalisée, et combien de temps ?
- À quoi ressemblent les suites, semaine après semaine ?
- Quels résultats attendre, et quelles limites ?
- Quels sont les risques et complications possibles ?
- Quelle prise en charge et quels honoraires prévoir ?
- Autres questions fréquentes
- Sources
Qui est concerné par un lifting mammaire ?
La ptose mammaire se définit par un affaissement du sein et une distension de la peau qui l’enveloppe : le sein est en position trop basse et, le plus souvent, « déshabité » dans sa partie supérieure.
Elle peut apparaître d’emblée ou survenir après un amaigrissement important, une grossesse ou un allaitement. Elle peut être isolée (on parle alors de « ptose pure ») ou associée à un certain degré d’hypertrophie mammaire, qui pourra être réduite à la demande dans le même temps opératoire (voir la page dédiée à la réduction mammaire lorsque l’hypertrophie prédomine). À l’inverse, une ptose peut s’observer sur un sein de volume insuffisant (hypoplasie) ; elle peut alors être compensée par la mise en place d’une prothèse mammaire ou par un transfert graisseux (lipofilling), associés au même temps opératoire.
Le lifting mammaire peut être réalisé à partir de la fin de la croissance, et à tout âge par la suite. Une grossesse ultérieure reste possible. L’allaitement est le plus souvent possible après l’intervention, mais il ne peut être garanti dans tous les cas : le risque d’une impossibilité d’allaiter après certaines plasties mammaires pour ptose doit être mentionné. Le risque de cancer du sein n’est pas augmenté par cette chirurgie.
Comment se déroule l’intervention ?
L’intervention consiste à remodeler le sein en agissant à la fois sur l’enveloppe cutanée et sur le tissu glandulaire. La glande est reconcentrée et replacée en bonne position, puis l’enveloppe cutanée est adaptée en retirant la peau en excès, ce qui assure la tenue et la forme du nouveau sein. Ces gestes permettent de replacer l’aréole et le mamelon, qui étaient trop bas situés.
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas. Le choix du pédicule (trajet vasculo-nerveux conservé pour irriguer l’aréole et le mamelon lors du remodelage du sein) dépend de l’importance de la ptose : un pédicule supérieur pour les ptoses modérées, et un pédicule postéro-supéro-interne pour les ptoses plus importantes. L’intervention dure environ 2 heures.
Quelles cicatrices après un lifting mammaire ?
Les berges de peau découpées sont suturées en fin d’intervention : ces sutures sont à l’origine des cicatrices. Leur étendue dépend en théorie du degré de ptose à corriger, avec des tracés allant d’une simple cicatrice péri-aréolaire (pour une ptose très modérée) à deux cicatrices en cas de ptose modérée (technique dite « verticale »). En pratique, ces situations très limitées relèvent le plus souvent d’une simple surveillance plutôt que d’une indication opératoire : lorsqu’un lifting mammaire est effectivement proposé, c’est généralement que la ptose est suffisamment marquée pour le justifier.
Le tracé le plus fréquent est donc la cicatrice en T inversé, à trois composantes : péri-aréolaire (pourtour de l’aréole), verticale (entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire) et horizontale (dissimulée dans le sillon sous-mammaire). La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l’importance de la ptose.
Les cicatrices prennent souvent un aspect rosé et gonflé au 2ᵉ et 3ᵉ mois postopératoires, puis s’estompent progressivement avec le temps. Elles ne disparaissent jamais complètement et peuvent rester élargies, blanches ou brunes.
Quel type d’anesthésie, et pendant combien de temps ?
L’intervention se déroule sous anesthésie générale, durant laquelle la patiente dort complètement. Sa durée est d’environ 2 heures.
En amont : consultation avec le médecin anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention, bilan préopératoire habituel, bilan radiologique du sein (mammographie, échographie), arrêt du tabac (y compris cigarette électronique) recommandé au moins un mois avant et jusqu’à cicatrisation (environ 15 jours après l’intervention).
Faut-il être hospitalisée, et combien de temps ?
S’agissant d’une chirurgie à visée esthétique, le lifting mammaire est réalisé en ambulatoire à la Clinique Ambroise Paré (Neuilly-sur-Seine) : la patiente est opérée et sort le jour même, après quelques heures de surveillance postopératoire.
À quoi ressemblent les suites, semaine après semaine ?
- Semaine 1 (J0–J7)
suites en général peu douloureuses (antalgiques simples). Œdème, ecchymoses et gêne à l’élévation des bras sont fréquents. Un soutien-gorge de contention est mis en place directement en fin d’intervention. Les incisions sont fermées par de la colle chirurgicale (Dermabond), ce qui permet une douche normale dès le lendemain de l’intervention et limite les petits saignements et écoulements. Le premier pansement est changé par la patiente elle-même dès J1 ; il peut être retiré simplement, sans geste médical. Tous les fils utilisés étant résorbables, aucun fil n’a besoin d’être retiré.
- Semaine 2
consultation postopératoire ; poursuite du port du soutien-gorge de contention, à porter jour et nuit pendant 4 semaines (il peut être retiré au moment des douches et des changements de pansement).
- Semaines 2–3
convalescence. S’agissant d’une chirurgie esthétique, aucun arrêt de travail n’est nécessaire ; une semaine de congés est toutefois recommandée pour permettre une reprise confortable des activités.
- 1 mois
délai conseillé avant la reprise d’une activité sportive.
- 3 à 12 mois
les cicatrices, souvent rosées et gonflées vers le 2ᵉ–3ᵉ mois, s’atténuent progressivement.
Quels résultats attendre, et quelles limites ?
Le résultat ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention. La poitrine présente alors le plus souvent un galbe harmonieux et naturel, symétrique ou très proche de la symétrie. Au-delà de l’aspect local, l’intervention a généralement un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique du sport, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.
L’objectif de cette chirurgie est d’apporter une amélioration, non d’atteindre la perfection. Des limites doivent être connues : il peut persister une asymétrie des seins (volume, hauteur, taille ou orientation des aréoles) ; une correction chirurgicale secondaire est possible, mais il convient d’attendre au moins un à deux ans. Le sein opéré reste un sein naturel, sensible aux variations hormonales et pondérales.
Quels sont les risques et complications possibles ?
Bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, une plastie mammaire pour ptose n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, avec les risques inhérents à tout acte médical.
Liés à l’anesthésie : les techniques et méthodes de surveillance ont beaucoup progressé ; les risques sont aujourd’hui statistiquement très faibles avec un anesthésiste qualifié, en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
Liés au geste chirurgical, les vraies complications restent rares :
– infection, nécessitant un traitement antibiotique et parfois un drainage chirurgical ;
– hématome, pouvant nécessiter un geste d’évacuation ;
– retard de cicatrisation, qui allonge les suites opératoires ;
– nécrose de la peau, de la glande ou de l’aréole, rare avec les techniques actuelles, dont le risque est accru par l’intoxication tabagique ;
– altération de la sensibilité, notamment mamelonnaire, pouvant parfois persister même si elle redevient le plus souvent normale dans un délai de 6 à 18 mois ;
– cicatrices hypertrophiques, voire chéloïdes, d’évolution imprévisible, pouvant nécessiter des traitements locaux spécifiques et prolongés.
Quelle prise en charge et quels honoraires prévoir ?
Le lifting mammaire pour ptose isolée est une chirurgie à visée esthétique : ces défauts esthétiques ne justifient pas, en tant que tels, une prise en charge par l’Assurance Maladie. Une exception existe lorsque la ptose est associée à une hypertrophie mammaire : le critère déterminant est alors le volume que la patiente souhaite conserver. Si le volume à retirer par sein reste inférieur à 300 g, l’intervention demeure un lifting seul, non pris en charge par l’Assurance Maladie. Au-delà de ce volume, elle s’oriente vers une réduction mammaire, susceptible d’être remboursée selon les critères CCAM (code QEMA013) ; dans ce cas, l’intervention change de nature et les modalités de remboursement décrites sur la page dédiée s’appliquent. Cette situation, propre à chaque patiente, doit être évaluée au cas par cas en consultation.
En dehors de ce cas particulier, l’intervention reste intégralement à la charge de la patiente. Elle donne lieu à des honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, ainsi qu’à des forfaits de bloc opératoire et de séjour en clinique. À titre indicatif, pour une cure de ptose bilatérale standard (2 heures de bloc, hospitalisation en ambulatoire) :
| Montant | |
|---|---|
| Honoraires du chirurgien | 2 500 € |
| Honoraires de l’anesthésiste | 800 € |
| Forfait bloc opératoire (2h) | 1 200 € |
| Forfait hospitalisation en ambulatoire | 300 € |
| Total TTC | 5 300 € |
Un devis détaillé et personnalisé, valable 6 mois, est systématiquement remis en consultation. Conformément à la réglementation applicable à la chirurgie esthétique, un délai de réflexion minimum de 15 jours est requis entre la remise de ce devis et l’intervention.
Montants indicatifs pour une cure de ptose bilatérale standard ; le devis remis en consultation reste seul engageant et peut varier selon chaque situation (durée de bloc, geste associé).
Autres questions fréquentes
(questions transverses non couvertes par les sections ci-dessus — évite la redondance de contenu)
Quelle est la différence entre un lifting mammaire (mastopexie) et une réduction mammaire ?
Le lifting mammaire (mastopexie) corrige l’affaissement et le relâchement des seins (ptose) en remontant la glande, l’aréole et le mamelon, sans nécessairement retirer un volume important de tissu. La réduction mammaire traite, elle, un excès de volume (hypertrophie). Les deux interventions peuvent être associées en une seule opération lorsque ptose et hypertrophie coexistent.
Le lifting mammaire peut-il être associé à une pose de prothèses ?
Oui : lorsque la ptose s’accompagne d’un manque de volume (hypoplasie), il peut être proposé, au même temps opératoire, la mise en place d’une prothèse mammaire ou un complément par transfert graisseux (lipofilling), pour redonner au sein un volume satisfaisant. Voir la page augmentation mammaire par prothèses.
Sources
- Fiche d’information SOFCPRE — Chirurgie de la ptose mammaire ou plastie mammaire pour ptose (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, version 8, mise à jour janvier 2019 — fiche de référence de la profession, diffusée par de nombreux chirurgiens plasticiens)
- Ameli — Ce qui est remboursé : actes médicaux de chirurgie esthétique (Assurance Maladie — principe de non-prise en charge de la chirurgie à visée esthétique)
Page rédigée et vérifiée par le Dr Jean-Baptiste Schaff, chirurgien plasticien — dernière mise à jour le 28/09/2026.



