Reconstruction mammaire

Reconstruction mammaire après cancer

Après une mastectomie ou une chirurgie conservatrice (tumorectomie) pour un cancer du sein, plusieurs techniques permettent de reconstruire un sein : lambeau autologue (tissus propres de la patiente), prothèse, ou lipofilling, seules ou associées. Praticien attaché à l’Institut Curie (site de Saint-Cloud), le Dr Schaff prend en charge la reconstruction mammaire sous ces différentes formes. Cette page présente les distinctions entre les techniques et le parcours général de prise en charge ; pour la chirurgie mammaire en dehors du contexte du cancer, voir la page chirurgie mammaire.

Quelles interventions relèvent de la reconstruction mammaire ?

Reconstruction immédiate ou différée, en un temps ou en plusieurs temps

La reconstruction peut être immédiate, réalisée au cours de la même intervention que la mastectomie, ou différée, réalisée à distance, après la fin des traitements complémentaires (chimiothérapie, radiothérapie). Le choix dépend notamment du type de cancer, de la nécessité ou non d’une radiothérapie postopératoire et du souhait de la patiente ; il est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) puis avec le chirurgien reconstructeur. Selon la technique retenue, la reconstruction peut nécessiter une seule intervention ou plusieurs temps opératoires successifs (reconstruction du volume, puis symétrisation et/ou reconstruction de l’aréole et du mamelon). Ce parcours s’inscrit en lien avec les équipes de cancérologie, dans le cadre du rattachement à l’Institut Curie (site de Saint-Cloud).

Qui peut être concernée ?

Toute femme ayant subi ou devant subir une mastectomie totale ou partielle dans le cadre d’un cancer du sein, ainsi que les femmes présentant des séquelles esthétiques après une chirurgie conservatrice (tumorectomie), peuvent bénéficier d’une reconstruction mammaire. La reconstruction n’est jamais obligatoire : certaines femmes choisissent de ne pas reconstruire (« buste plat »), une option également accompagnée par les équipes soignantes.

Comment se déroule une prise en charge, de la consultation à l’intervention ?

  1. Consultation(s) avec le chirurgien, en lien avec l’équipe de cancérologie (chirurgien sénologue, oncologue, radiothérapeute) qui suit la patiente. Discussion des techniques envisageables selon la situation.
  2. Prise en charge à 100 % dans le cadre de l’ALD : cette intervention est réalisée à l’Institut Curie, en secteur 1 (secteur conventionné, sans dépassement d’honoraires) ; le reste à charge pour la patiente est donc nul ou minime.
  3. Bilan préopératoire et consultation avec le médecin anesthésiste.
  4. Intervention, à l’Institut Curie (site de Saint-Cloud), en secteur 1, dans le cadre de cette prise en charge oncologique.
  5. Suivi postopératoire, avec, selon les cas, une ou plusieurs étapes complémentaires (symétrisation du sein controlatéral, reconstruction de l’aréole et du mamelon).

Quelles garanties d’information et de sécurité ?

La reconstruction mammaire après cancer du sein s’inscrit dans le parcours de soins de l’Assurance Maladie : le cancer du sein relève d’une affection de longue durée (ALD), qui ouvre droit à une prise en charge à 100 % des actes en lien avec la maladie, sur la base des tarifs de convention de l’Assurance Maladie. En pratique, cette prise en charge en ALD est systématique pour la reconstruction mammaire après cancer du sein.

Cette intervention est réalisée à l’Institut Curie, en secteur 1 (secteur conventionné, sans dépassement d’honoraires). Le reste à charge pour la patiente est donc nul ou minime (hors forfait journalier hospitalier et participation forfaitaire éventuels, dans les conditions habituelles de l’ALD).

Sources